On nous avait promis le grand retour du sauveur orange et de son brillant acolyte aux accents conspirationnistes raffinés, Robert F. Kennedy Jr., fraîchement installé à la tête de la Santé publique américaine. Oui, mes amis, le duo magique qui prétend défendre la liberté, mais réussit surtout à miner l’espoir des malades atteints du cancer.
Imaginez la scène : après avoir survécu à une chimio, une radio, des nuits d’angoisse et d’hôpital, un patient attend la nouvelle génération de vaccins anticancer à ARNm. Mais Kennedy Jr., main sur le portefeuille du contribuable et oreille tendue vers les plus belles théories du doute vaccinal, décide de couper 500 millions de dollars de subventions. Pas pour soigner mieux, mais pour rassurer quelques électeurs déjà convaincus que Pfizer contrôle le climat et que Moderna parle aux oiseaux.
Et pendant ce temps, Donald Trump, qui nous avait déjà vendu des miracles au chloroquine et à l’eau de Javel, applaudit. « Ces vaccins à ARNm? Trop rapides, trop brillants, trop efficaces! » On dirait presque qu’il préfère voir les cancéreux patienter, juste pour prouver qu’il avait raison d’être méfiant. Génie stable, disaient-ils.
La grande invention : la politique du « Pas de progrès, pas de problème »
Kennedy Jr. se veut « pro-science » en oncologie, mais coupe la base même sur laquelle reposent ces avancées. C’est comme déclarer qu’on aime les maisons, mais qu’on arrête de financer le béton. Et qui trinque? Les malades, leurs familles et la médecine mondiale qui comptait sur l’infrastructure américaine.
Trump et Kennedy Jr. réussissent ici un exploit olympique : inventer la médecine du ralentissement volontaire. Un peu comme si l’on avait décidé, en pleine course à l’électricité, de fermer les centrales parce que quelques citoyens trouvaient les ampoules trop lumineuses.
Le mensonge suprême : « C’est pour le bien du peuple ».
C’est la partie la plus savoureuse et la plus cynique. On coupe la recherche pour « regagner la confiance du public ». Traduction libre : on sacrifie les cancéreux d’aujourd’hui pour que les électeurs de demain puissent dormir tranquilles dans leur ignorance. On appelle ça du leadership? Moi, j'appelle ça une fraude morale.
Oui, Monsieur le président, vos politiques vont anéantir les chances de survie de milliers de citoyens. Si ce n’est pas ça de la trahison sanitaire, qu’est-ce que c’est?
Conclusion
Si ce n’est pas anéantir l’espoir, qu'est-ce que c'est? Ce n’est pas une erreur, c’est une stratégie. Une stratégie de l’ignorance déguisée en prudence, servie par deux grands communicants qui confondent la santé publique avec un spectacle de reality TV.
Alors posons la vraie question : combien de vies faudra-t-il perdre avant que l’Amérique comprenne que ces « génies stables » de la politique sanitaire se comportent comme des épais finis?
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