Quand Trump joue au super-héros… mais oublie le scénario
Dans Gotham, il y a toujours un sauveur masqué. Aux États-Unis, version 2025, ce sauveur autoproclamé s’appelle Trump. Mais à la différence de Batman, il ne descend pas dans les ruelles sombres pour protéger les faibles : il descend plutôt dans ses rallyes pour protéger… sa marque. Gotham a ses chauves-souris, Washington a ses tweets en capitales.
Le chaos comme gouvernance
Les criminels de Gotham prospèrent dans la confusion. Ça tombe bien : Trump a fait de la confusion un programme politique. Un jour, il abolit les impôts, le lendemain, il déclenche une guerre commerciale, le surlendemain, il menace Chicago d’y envoyer l’armée régulière. Résultat : ce n’est plus un État de droit, c’est un comic book improvisé où chaque décret ressemble à un numéro spécial tiré à la hâte pour faire grimper les ventes.
Les institutions en rôle de figurants
Dans les Batman, la police est souvent débordée, corrompue ou inutile, exactement l’image que Trump veut donner des institutions américaines. Sauf que lui, il n’arrive pas avec un Bat-Signal : il coupe l’électricité, peint son logo MAGA dans le ciel et prétend que c’est la lumière.
Le bruit comme stratégie
Trump ne gouverne pas, il provoque du bruit. Comme un vilain de Gotham, il sait qu’il suffit d’occuper le haut-parleur pour déstabiliser tout le monde. Chaque crise fabriquée (immigration, mondialisme, climat) sert de fumigène pour détourner l’attention pendant que s’opère la vraie magie : la déconstruction progressive de la démocratie. Ce n’est pas le Joker qui brûle un tas de billets pour prouver un point, c’est Trump qui brûle les garde-fous démocratiques pour prouver qu’il est « libre ».
Conclusion : Gotham n’a pas besoin d’un Batman, elle a besoin d’un peuple réveillé
Dans les comics, la ville survit grâce à un héros solitaire. Dans l’Amérique de Trump, l’illusion, c’est de croire qu’un homme fort va sauver la démocratie en la dynamitant. La vérité, c’est que ce bruit permanent est un écran de fumée pour affaiblir la loi, démolir les institutions et transformer la première puissance mondiale en théâtre permanent — avec Trump en vedette et nous tous comme figurants involontaires.
Bref, oui, la planète ressemble à Gotham. Mais avec une différence : à Gotham, Batman finit par gagner. Aux États-Unis, il va falloir que les citoyens se lèvent… parce que pour l’instant, le seul costume qui domine, c’est celui du bouffon orange.

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