Angle pro-Trump : la censure comme victoire tribale
Pour eux, ce n’est pas un bâillon, c’est une délivrance.
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Quand Kimmel rit de Trump, ils n’entendent pas une blague, ils entendent une insulte à « leur chef ». Alors, le faire taire, c’est protéger la famille, la tribu, l’Amérique « vraie ».
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Ils se souviennent des « censures » dont ils s’estiment victimes sur les campus ou les réseaux sociaux, et se vengent à leur tour : « Vous nous avez réduits au silence, à votre tour d’y goûter. »
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Ils ne défendent pas un principe, ils défendent un camp. Et dans cette guerre culturelle totale, chaque micro éteint de l’adversaire est une victoire.
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Qu’importe que les méthodes rappellent Moscou, Pékin ou Pyongyang : l’ennemi, ce n’est pas la censure, c’est l’autre.
En fermant les yeux sur l’évidence, ils changent le bâillon en étendard. Ils applaudissent la prison, tant qu’elle enferme « l’autre bord ».
Angle anti-Trump : l’imposture à découvert
De notre côté, c’est limpide. Pas besoin de slogans ni de filtres partisans pour voir la mécanique.
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L’histoire nous l’a montré : quand le pouvoir décide qui parle et qui se tait, ce n’est jamais pour protéger le peuple, mais pour protéger le prince.
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Nous savons que la liberté d’expression n’a de sens que si elle vaut pour tous, même ceux qu’on ne supporte pas. Supprimer un humoriste pour des raisons politiques, c’est scier la branche de la démocratie.
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L’incohérence saute aux yeux : Trump jure de défendre la liberté de parole, mais seulement tant qu’elle sert ses intérêts. Dès qu’elle le dérange, elle devient « corrosive » et doit être éliminée.
Voilà la différence : les partisans de Trump voient un chef qu’il faut protéger à tout prix. Nous, nous voyons une démocratie qu’il faut sauver avant qu’il ne soit trop tard.
Ce pays qui se disait libre a choisi de devenir son propre geôlier.
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