Voici ce que je vois :
Les États-Unis sous Trump deviennent un miroir déformant, une vitrine où l’illusion de la grandeur cache la corrosion lente de la démocratie.
Comme un corps contaminé par un virus qui ronge de l’intérieur, le pays se lève chaque matin avec moins de liberté, mais avec la même ferveur proclamée au nom de la liberté.
Le masque patriotique tombe, révélant non pas la force, mais la peur déguisée en puissance.
Voici ce que je vois :
Un Canada qui, placé à côté de ce voisin devenu malade chronique, respire encore l’air de la démocratie mais sent déjà l’odeur âcre de la contagion.
Les vents idéologiques ne connaissent pas de frontière : la propagande traverse plus facilement que les voyageurs, et le poison du mensonge peut s’infiltrer dans nos fissures sociales comme l’eau s’infiltre dans un mur.
Voici ce que je vois :
Un héritage tragique, où les générations futures pourraient découvrir que nous avons toléré l’autocratie comme on tolère une vieille douleur, en se disant qu’elle passerait.
Mais l’histoire enseigne que ces douleurs s’enveniment toujours, qu’elles deviennent gangrène.
Alors, voici ce que je vois :
Un choix devant nous. Soit nous voyons clair et agissons pour préserver nos démocraties, soit nous clignons des yeux en répétant que ce n’est pas si grave jusqu’à ce que nous n’ayons plus rien à transmettre que des ruines maquillées en prospérité.
Et voici ce que je vois :
Tous ceux qui sont contre une dictature aux USA descendre tous les jours dans la rue pour proclamer le maintien de la démocratie et le départ de ce régime pourri et destructeur qu’est le trumpisme.

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